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lundi 12 octobre 2009

QUELQUES NOUVELLES...

Nous sommes en train de sous-titrer les videos placées en haut à droite dans ce blog (rituels en Bolivie). La première (partie1, partie2, partie3) est entièrement traduite maintenant. Il s'agit du tout premier rituel kallawaya auquel j'ai assisté à Lagunillas, en Juin 2008. Je m'y étonne de tout. En attendant, retour en France donc. Une semaine tout d'abord à Paris où Jaïs et Morgan m'ont présenté leurs nombreux amis. Puis Cléon d'Andran, la Terre d'Aleyrac et mon ami Philippe. Tout se déroule comme sur une autoroute, sans obstacle, comme les oracles l'avaient prévu. Même les paquets sur lesquels j'avais quelques doutes et qui contenaient des herbes et des foetus dont je ne savais pas s'ils allaient passer la frontière sont arrivés avant moi à Cléon, entiers et même pas ouverts.
Je pense très fort à mes frères Kallawayas. Pas de temps à perdre donc avec les chimères. Morgan et moi commençons déjà à préparer des petits paquets d'herbes, des étiquettes, des catalogues. Le résultat m'épate et le maestro Grover va être content de découvrir les photos. Bien sûr, j'ai très peu de stock au regard des demandes, puisque j'ai déjà commencé à vendre certains produits. Je pense notamment au fameux Pajte, qui a étonné Jaïs lorsqu'il l'a vu fonctionner.

Au-delà de l'efficacité remarquable de ce produit contre les maux de tête, le rhume et la sinusite, le Pajte devrait beaucoup intéresser les chamans. Son utilisation ne demande pas que l'on s'inscrive dans la tradition kallawaya pour pouvoir l'utiliser et ses effets spectaculaires, l'originalité de son application, ne peuvent que séduire.
De nombreuses recettes kallawaya comportent des usages à la fois médicaux et magiques, comme le Pajte. Une autre recette, d'une redoutable efficacité, est représentée par ce mélange que l'on fait infuser dans deux litres d'eau avant de le verser dans un bain chaud. Il est impératif par la suite de changer de vêtements et de laver soigneusement ceux que l'on portait avant. Ce bain est un nettoyant psychique remarquable composé de 12 variétés d'épines de cactus, de ruda et de retama. Cette dernière plante est d'ailleurs utilisée pour tapisser les offrandes rituelles de la mesa noire, destinée à toutes les opérations d'envoûtement ou de contre-envoûtement. Cette préparation va également avoir beaucoup de succés auprès des chamans, des thérapeutes et des particuliers, étant donné son extraordinaire puissance. Je n'en dis pas plus pour le moment et vous découvrirez les autres produits que j'ai choisis dans le petit catalogue que je prépare pour Kallawayan Cani. Mais j'y songe... don Fausto, mon père rituel m'a dit avant de partir : surtout, n'oublie pas de faire la promotion de la Mamanlipa pour les règles douloureuses et irrégulières et du Huanarpo pour les hommes. Concernant le Huanarpo, je signalerai simplement ici à quel point tout le tapage fait autour de la Maca dans les pays occidentaux peut faire rire mes amis kallawaya. C'est le ginseng des Andes, entend-t-on ça et là. Certains vont même jusqu'à dire qu'il s'agit d'un viagra naturel. D'autres encore utilisent le nom des kallawaya pour vendre ce genre d'inepties. Et les kallawaya bien sûr, ne voient pas un peso de l'argent ainsi récolté en leur nom. Le comble, c'est que la Maca ne marche pas pour ce genre d'usage et qu'en revanche, il existe une herbe dont l'efficacité en la matière est plus que remarquable : le huanarpo... La suite dans un prochain épisode. Si vous êtes sages, hein ! Puis, hier, retrouvailles avec la Terre Sacrée d'Aleyrac et premiers rituels en France. Beaucoup de travail, puisqu'il me fallait réagencer le lieu du feu pour qu'il devienne Aleyrac juncha, effectuer diverses opérations de jonction avec ma juncha de khjesasan en Bolivie, faire un nettoyage psychique sur Morgan, une amulette pour Philippe, sans compter la mesa offerte au Machula d'Aleyrac. Le résultat a été magnifique pour tout. Les deux mesas, une colorée pour la Pachamama et les Machulas et une blanche pour les participants, superbes, ont brûlé sans difficulté. Les cendres sont apparues blanches comme neige et les oracles continuent de dire : tout glisse, tout marche, tout est sans difficulté. Les quatre heures de rituel ont passé comme cinq minutes. J'ai remplacé les feuilles de coca entourant les mesas par des feuilles de chêne blanc car j'apportais, depuis la Bolivie, un puissant substitut aux feuilles sacrées. J'ai appris en effet il y a quelques mois de plusieurs de mes maîtres qu'une solution de remplacement était possible sans contrevenir aux lois en vigueur en France. Ina Rösing en donne d'ailleurs quelques indices dans son livre Monde Ankari.
Enfin, je vous présente don Victor Bustillos. J'avais déjà parlé de lui dans un autre post. C'est un homme merveilleux, facétieux et doux, en même temps qu'un extraordinaire kallawaya. Ina Rösing lui consacre tout le chapitre 3 de son Monde Ankari II, de la page 90 à la page 150, étudiant sa technique de la mesa blanche de douze platos. C'est avec raison qu'elle le qualifie de Kallawaya prestigieux. Il est à la fois mon ami et mon maestro en matière de plantes. Eh bien, ce maestro a interrogé la coca pour moi, concernant mon voyage en France, juste avant mon départ. Lors des trois tirages, il m'a plus ou moins répété la même chose : " Il y en a qui vont médire et enrager contre toi. Mais toi, tu laisses faire. Tu dis rien. Alors, tout va bien. C'est tout ". Ces paroles toutes simples de don Victor continuent de me faire sourire, tant elles se réalisent. On reconnaît, dit-on, l'arbre à ses fruits. Et bien entendu, les jugements intempestifs parlent pour ceux qui les profèrent et montrent où ils en sont :

"L'important, c'est d'être soi-même" (Guru Mafalda)

2 commentaires:

philippe pissier a dit…

La limpidité du visage de Victor, c'est désarmant.

Jean-Luc a dit…

Eh oui...

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