







18. Idem en ce qui concerne la lumière qui est absorbée. L’on absorbe un peu, et l’on est dit blanc et étincelant ; l’on absorbe tout et l’on est dit noir.
19. Pour cela es-tu noir, Ô mon aimé.
20. Ô mon superbe, je t’ai comparé à un esclave nubien, noir de jais, un garçon au regard mélancolique.
21. Ô l’immonde ! le chien ! s’exclament-ils contre toi.
Car tu es mon bien-aimé.
22. Heureux ceux qui te louent ; car ils te voient avec Mes yeux.
23. Ils ne te loueront point à haute voix ; mais durant la veillée nocturne l’un t’approchera furtivement, t’étreignant de la secrète étreinte ; un autre te couronnera en secret de violettes ; un troisième fera preuve d’une grande audace et pressera de folles lèvres contre les tiennes.
24. Oui ! la nuit recouvrira tout, la nuit recouvrira tout.
25. Tu Me recherchais depuis longtemps ; tu allais si vite en avant que je ne pus te suivre.
Ô toi mon fol amour ! de quelle amertume couronnas-tu par là même tes jours.
26. Je suis avec toi désormais ; ton être jamais ne quitterai.
27. Car je suis tortueuse douceur autour de toi enlacée, cœur d’or.(Aleister Crowley, Liber 65)








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