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mardi 19 mars 2019

ANTARQUI & LE "VOYAGE CHAMANIQUE"

    Voici une version aymara contemporaine. Antarqui, ou Antarki, est né d'un éclat de Phaxsimama - la Mère Lune - sur les eaux du lac Titicaca. A peine vit-on sa frimousse sortir de l'eau qu'il se mit à nager rapidement vers la rive de Copacabana et l'atteignit sans difficulté. Il aperçut en se retournant l'immensité bleue de la Qota Awicha - la Grand-Mère du Lac - et la beauté encore lointaine de ses îles sacrées. Antarqui explora le paysage en faisant le tour du lac et de ses îles. Cela fut fait en moins de temps qu'il en faut pour le dire et heureux de sa promenade, l'enfant sacré se reposa sous un eucalyptus près de Pilcocaina - le repos de l'oiseau - sur l'Île du Soleil. Il joua un instant avec d'adorables abeilles, celles au petit corps transparent qui construisent leurs alvéoles sous la terre et butinent la fraîche muña. Il goûtait leur miel dont le parfum emplissait l'air et le faisait vibrer lorsque, levant la tête, il avisa une montagne couverte d'un immaculé poncho. Il grimpa au sommet d'où il put découvrir l'ensemble de la cordillère royale. C'était un magnifique terrain de jeu et il passa le reste de la journée à gravir un à un chacun de ces respectables ancêtres. Il parvint à la tombée du jour à la plus haute cime, le Tata Illampu et vit soudain une étoile dans le ciel, un astre aux rais dansants qui était fille de Willka Tata - le Père Soleil. Dans son chuyma - dans son cœur - Antarqui ressentit alors un choc violent et tout son corps s'échauffa, s'échauffa, s'échauffa... Cette nuit-là et depuis cette hauteur sacrée, Antarqui s'éleva sur les airs subtils pour la première fois et s'élança rejoindre la belle étoile qui emplissait son cœur.

lundi 25 février 2019

LA VIE SECRÈTE DE CARLOS CASTANEDA

    La vida secreta de Carlos Castaneda, antropólogo, brujo, espía, profeta par Manuel Carballal, éditions El Ojo Crítico, mai 2018. 

    Volumineux ouvrage de 606 pages en écriture serrée, comprenant plus de 150 photos et documents biographiques dont de nombreux inédits, cette enquête très approfondie est accompagnée d'un index onomastique utile aux recherches et d'une bibliographie. L'ouvrage est prologué par le prix Planeta 2017 Javier Serra. La couverture est l'oeuvre du célèbre illustrateur de bande dessinée Salvador Larroca.

samedi 2 février 2019

CHANDELEUR

En Bolivie la Chandeleur c'est du sérieux et les églises ne désemplissent pas (photo I. Antezana)

mercredi 7 février 2018

FAKELORE KALAWAYA

    Henri Gougaud a publié aux éditions du Relié une "biographie" de Churla Flores. De toute évidence, ni l'éditeur, ni Henri Gougaud n'ont pris la peine de s'informer réellement avant de marketer ce produit. Il suffisait de lire Wikipedia et quelques pages internet documentées pour éviter d'énormes erreurs. N'importe quel bolivien sait ce qu'est un kallawaya et je m'étonne que la sympathique Adela Martin, veuve du député Juan Carlos Flores Bedregal vivant en Suisse depuis 1981, dite Churla, qui a fait des études supérieures de médecine et a également étudié une décennie auprès de son maître kalawaya (sic), ne sache pas ce que tous les boliviens connaissent à ce propos. A moins bien sûr que ces boniments soient volontaires.

jeudi 15 septembre 2016

LA MONTAGNE SACRÉE

Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !
Gérard de Nerval

    Écrite par un anonyme, la plus ancienne pièce du théâtre colonial bolivien est un dialogue entre deux montagnes qui met en scène l'autorité du Seigneur Akhamani et celle du Seigneur Tuana. C'est dire combien l'idée de montagnes qui parlent est ancrée dans l'esprit andin, même chez ceux qui vont au théâtre ou à l'église. Inévitable, la majesté des Andes impose sa force, son écrasante présence. J'ai à l'esprit les vers de Franz Tamayo dédiés au Seigneur Illimani qui domine La Paz :

mardi 13 septembre 2016

QUELQUES PIÈCES


    Moyen d’expression privilégié des cultures andines, la céramique élabore un vocabulaire esthétique qui comporte sa propre syntaxe et s’apparente, pour ces peuples qui n’ont pas laissé de traces d’écriture, à un véritable langage. Tissus et bijoux viennent compléter les poèmes de terre de cette galerie.

vendredi 9 septembre 2016

LA PAROLE PREND SIÈGE

AYVU RAPYTA
LA PAROLE PREND SIÈGE


CHAPITRE I
Les coutumes premières du Colibri

I
Notre père dernier-dernier premier (1)
des ténèbres primordiales (2) fit éclore (3)
son corps

(1) Ñande Ru Pa-Pa Tenonde, nom du Suprême. L'origine de l'expression pa-pa (dernier-dernier) est sujette à discussion chez les informateurs de Cadogan : "Pa-pa c'est bon pour les chrétiens, mais pas pour nous qui tenons Ñamandu pour le premier, ni pour toi, qui cherches parmi nous la bonne sagesse" (Cacique Chei'ro). Ou encore, parlant de Dieu : "Ñande Ru Ete Tenonde gua, celui que vous (les chrétiens guaranophones) appelez Pa-Pa Tenonde" (Cristino, de Yvytuko).
(2) Cadogan : Yma, primordial. Pytū yma, ténèbres primordiales, le chaos. Pytū rupa, lit des ténèbres, la nuit dans le vocabulaire religieux. 
(3) Cadogan : Jera, créa. L'expression construite sur le radical ra signifie développer, ouvrir, déployer, épanouir, éclore. Il ne s'agit pas de créer à partir de rien mais de faire advenir. Ojera yvoly, les fleurs s'ouvrent ; kuarahy ombojera yvoly, le soleil fait éclore les fleurs. Ces expressions utilisées dans les chants Jeguakáva traduisent métaphoriquement le concept de créer. Cf. chap. I note 8.

lundi 5 octobre 2015

FESTIVAL DU CHAMANISME™

    J'attire l'attention sur un lien de mon blog intitulé Plastic Shamans. Il s'agit du forum de NAFPS consacré à la défense des spiritualités natives et au debunking des chamanes en plastique. La langue faisant obstacle, ce forum contient peu d'éléments relatifs aux activités françaises ; mais il permet de suivre certains réseaux francophones et de voir en quoi des personnes faisant commerce d'avoir été adoptées ou initiées par les apache, cherokee, ou autres, ne sont en réalité que de beaux dindons.

dimanche 20 septembre 2015

DOSSIER SCHUON


Le livre The Sacred Pipe est un texte schuonien, illustrant sa doctrine de l’unité transcendante des religions.
Ce livre représente moins les vraies vues de Black Elk que celles passées par le filtre de Schuon et de Brown.

    La sympathie grandissante et le désir de comprendre les indiens d’Amérique est sans doute une bonne chose, mais c’est aussi une épée à double tranchant. Les collectionneurs d’artisanat indien en sont contents mais les marchands aussi. Carlos Castaneda et Lynn Andrews ont fait fortune en écrivant des romans spiritualistes et pseudo anthropologiques sur les religions indiennes et certains metteurs en scène ont fait sur ce thème des films de qualité variable. Schuon pourrait être considéré comme le grand-père des néo-indiens New-Age. En effet, si d’autres formes de récupération sont relativement superficielles, les abus commis par Schuon sont bien plus graves, à cause de la profondeur et de l’authenticité des informations culturelles et anthropologiques qu’il exploita et de l’énormité de son ambition qui les défigura pour les plier à son service. 

mardi 2 décembre 2014

ON A RETROUVÉ DON JUAN MATUS


      Quelle commotion, n'est-ce pas ? Le très controversé Bert Hellinger, créateur de la méthode thérapeutique des constellations familiales, a retrouvé don Juan Matus, le maître mythique de Carlos Castaneda. Tata Cachora (ou Kachora), de son vrai nom Victor González Sandoval, est un yaqui originaire de Tecate, un guérisseur traditionnel qui, même avant d'avoir été identifié comme le don Juan de Castaneda, était fort respecté. C'est un herboriste remarquable, rivalisant avec nos meilleurs kallawaya, puisqu'il dit connaître 4000 plantes médicinales. "J'ai revêtu l'habit de don Juan Matus pour initier Carlos. Puis je l'ai ôté et ne l'ai plus jamais remis" assure-t-il.

jeudi 6 novembre 2014

ILS ONT FAIT TAIRE LA VOIX DE NOTRE CHUYMA

Art rupestre de Neuquén
      Dans un article intitulé Regard sur la spiritualité des mapuche du Chili, l'universitaire indigène E. Soto souhaite montrer que les chroniqueurs espagnols - et plus tard, les ethnologues - ont fait erreur en affirmant que les mapuche étaient un peuple sans Dieu, ou encore, un peuple polythéiste. L'auteur entend souligner le caractère monothéiste de la religion mapuche originelle, mais le résultat ne me semble pas convainquant.

      Quoi qu'il en soit de ses expressions, on ne saurait nier l'importance centrale du sacré dans le mode de vie mapuche, même à l'heure actuelle. Selon les écrits du renü Aukanaw, la religiosité mapuche a un caractère non pas théocentrique mais hiérocentrique (1). Que la culture mapuche soit monothéiste ou polythéiste n'enlève ni n'ajoute rien à la profondeur et légitimité de sa pratique spirituelle et c'est d'ailleurs, me semble-t-il, ce qu'il convient de toujours rappeler avec force.

lundi 20 octobre 2014

SEMÉ EN TERRE


      Autrefois, les personnages importants, les mallkus de la communauté aymara ainsi que leur famille, étaient momifiés et ensevelis en position fœtale. La sépulture variait selon les localités. Le corps était simplement mis en terre ou placé dans une cavité que l'on murait. On pouvait aussi construire un mausolée en forme cubique, ou encore une tour. Les sépultures aymara portent le nom de chullpas. Ce sont des lieux sacrés pour ce peuple gérontocrate, adepte d'une necrolâtrie aux expressions variées, dont la toute première est, bien entendu, le culte des ancêtres. Pour les aymara, les morts ne meurent jamais. Ils changent d'état mais continuent de faire partie de la communauté et d'y intervenir, parfaitement intégrés au pacha, à l'environnement vital et spirituel indigène. La frontière entre leur monde et celui des vivants n'est donc pas un gouffre, elle est beaucoup plus souple que ce que nous autres, occidentaux, pouvons imaginer.

dimanche 5 octobre 2014

LA VAGUE & L'ESCALIER (2)


      La modification de la bannière de mon blog est l'occasion de revenir sur le symbolisme de la vague et de l'escalier, représentation du Ciel et de la Terre en leur union. Je l'avais déjà évoqué en 2010, dans le contexte de la culture Tiwanaku et des travaux de Posnansky. Nous le retrouvons ici sur une splendide céramique de la culture mochica où trois éléments seulement suffisent à l'artiste, pour provoquer un foisonnement de sens et suggérer un riche symbolisme, chargé d'opérativité et de sagesse. 

vendredi 5 septembre 2014

LE MARCHÉ DES VANITÉS

Nous les Mapuche, nous n'avons aucun Roi !

      Lorsque les conquistadors arrivèrent chez les indiens, ceux-ci les prirent pour des dieux, dit-on. Mais l'on sait moins la part de mythe et d'exagération que contient cette "histoire des vainqueurs". La mise en avant de la divine condition occidentale n'appartient pas qu'au passé. C'est une tendance lourde demeurée intacte, signant une certaine mentalité. Après une conférence en France, une dame est venue un jour me faire part de l'expérience de sa sœur chez les indiens d’Amazonie. Ceux-ci l'avaient prise pour une déesse, ou pour une reine, affirmait-elle. Avez-vous remarqué que même dans des films comme Avatar, ou A Man Called Horse, le blanc finit toujours par devenir le chef du clan ? Aussi n'est-il pas étonnant que lorsqu'un occidental est un tant soit peu admis à participer aux traditions indiennes, à son retour il s'en fasse l'autorité, ou se prétende investi d'une mission spéciale que personne ne lui a confiée, mais qu'il mettra en avant dans la publicité de sa personne. C'est plus fort que nous cette attitude. Nous ne savons pas simplement occuper la place qui est la nôtre et les indiens détestent ça. Décidément, l'indigénisme n'est pas l'indianité.

dimanche 24 août 2014

ANIMISME

TITYRE 
      Tu dis que la Plante médite ? 
LUCRÈCE 
      Je dis que si quelqu’un médite au monde, c’est la Plante. 
TITYRE 
      Médite ?... Peut-être de ce mot le sens m’est-il obscur ? 
LUCRÈCE 
      Ne t’en inquiète point. Le manque d’un seul mot fait mieux vivre une phrase : elle s’ouvre plus vaste et propose à l’esprit d’être un peu plus esprit pour combler la lacune. 
TITYRE 
      Je ne suis pas si fort... Je ne sais concevoir qu’une plante médite. 
LUCRÈCE 
      Pâtre, ce que tu vois d’un arbuste ou d’un arbre, ce n’est que le dehors et que l’instant offerts à l'œil indifférent qui ne fait qu’effleurer la surface du monde. Mais la plante présente aux yeux spirituels non point un simple objet de vie humble et passive, mais un étrange vœu de trame universelle. 
Paul Valéry, Dialogue de l'arbre 

vendredi 22 août 2014

AYMARA (3)

      La valeur n'attend pas le nombre des années. Avec l'adorable prononciation des "wawas" (les tout-petits) qui ne savent pas encore dire les "R" et les prononcent "L", la petite Marta récite une invocation à ses ancêtres, aux esprits des montagnes, au Soleil, à la Pachamama et aux héros libérateurs de son peuple tel que le grand Tupac Katali. Pardon... Tupac Katari.

COLONIALITÉ DE L'UNIVERSALISME OCCIDENTAL

Les épistémologies du Sud et la colonialité du savoir par Boaventura de Sousa Santos. A propos de l'universalisme européen (oxymore).

jeudi 1 mai 2014

UNE TRADITION HUICHOL

      T'en veux des Gender Studies ? Accouchement Huichol. Les huichol pensent que le mari doit partager la douleur et le plaisir de la mise au monde. Tandis qu'elle accouche, le mari s'installe au-dessus de la tête de son épouse, une corde attachée aux testicules. Chaque fois que la femme a une contraction, elle tire sur la corde. Ainsi, l'homme éprouve autant de joie et de douleur que la femme à la naissance de l'enfant ! (source)

mercredi 30 avril 2014

MUNAY KI

      Ce billet fait suite au texte Néocolonialisme spirituel et expose un cas typique de fraude culturelle. Il concerne une pseudo-tradition andine que l'on rapporte aux q'eros et dont l'exploitation par les occidentaux laisse transparaître une certaine désorientation spirituelle...

vendredi 25 avril 2014

KURMI, L'ARC-EN-CIEL

      C'est un récit fort ancien, dont j'ai entendu plusieurs versions contradictoires, lors d'akhullis et de tantachawis qui rassemblaient des hommes sages de la nation aymara. Je l'ai vu raconter aussi aux enfants que l'on mettait au lit. Cette légende se déroule aux temps mythiques, il y a de cela des milliers et des milliers d'années, bien avant que le jour existât. 

      Grand ordonnateur du monde, Wiracocha avait formé un univers grisâtre. Les montagnes,  les cieux, les plantes, les animaux et les hommes n'avaient pas de couleur. Willka Tata le soleil, n'était pas encore sorti des eaux du lac sacré, mais Phaxsi Mama la Lune, brillait avec intensité, suffisamment pour éclairer le monde. Toutefois et comme chacun sait, les rayons de Lune sont d'une nature particulière, qui gomme les couleurs. Il en allait de même autrefois. La nuée du temps, Ch'amak Pacha couvrait ce monde étrange, lorsque les dieux majeurs décidèrent de se réunir. Pacha Qamaq, le dieu du ciel et la Pacha Mama, se présentèrent ensemble pour faire connaître leur décision aux paqarinas. Le temps était venu de peupler la terre. Les paqarinas s'ouvrirent en profondeur et les êtres humains et les animaux sortirent des entrailles de la Mère, formant peu à peu des ayllus.

      Les hommes et les femmes de ce temps-là vivaient avec sagesse. On ne peut pas dire qu'ils ne savaient rien des couleurs, car chaque fois que la déesse Pacha Mama choisissait de se manifester à eux, elle le faisait revêtue d'une merveilleuse tenue, ornée de toqapus multicolores et resplendissants. D'ailleurs, il se murmure dans la tradition que les symboles mystérieux et beaux que les indiens utilisent ont tous pour origine les toqapus du vêtement d'un dieu. C'est là un grand secret...[LIRE LA SUITE]

mercredi 1 janvier 2014

L'HOMME-JAGUAR

  Suite au billet que j'ai rédigé en Août 2011 sur Abuelo Wachuma, plusieurs personnes m'ont écrit pour me faire part de leur expérience de cette plante maîtresse. La plupart du temps, ces messages me laissent perplexe car je sais d'avance que les conseils qu'on me demande ne vont pas être suivis. Dans le contexte particulier des plantes de pouvoir, le chamanisme apparaît souvent comme un prétexte aux comportements intoxicants, une sorte d'alibi exotique.

  Hormis le touchant témoignage d'un monsieur auquel je n'ai pas répondu, faute de temps et de connexion internet à l'époque, et dont l'expérience se déroulait à Sucre en Bolivie, j'ai beaucoup de difficultés à comprendre où les usagers sauvages de ces plantes sacrées veulent en venir et ce qu'ils retirent véritablement de ces essais. Il y a beaucoup de confusion et de désinvolture dans ce domaine et par exemple, je ne vois pas pourquoi l'on me contacte pour m'informer que l'on a acheté des cristaux de mescaline sur internet. Rien n'est plus éloigné de mes préoccupations que cette course à la défonce.

  Que ces cristaux de mescaline soient extraits du San Pedro n'en fait d'ailleurs pas des substances chamaniques. Si, depuis des millénaires, les guérisseurs boliviens préfèrent le Pachanoï au Peruvianus, malgré le fait que le second soit plus chargé en mescaline, c'est parce que le Pachanoï contient des alcaloïdes différents, que l'on retrouve d'ailleurs naturellement dans les urines des patients schizophrènes. La force psychomimétique du Pachanoï est la raison pour laquelle il est privilégié par les guérisseurs andins. Sa configuration chimique est donc plus favorable aux travaux thérapeutiques, tandis que le Peruvianus sera réservé à des usages particuliers, notamment contre (ou pour) certaines opérations de sorcellerie, ou afin de réaliser des suggestions profondes de reprogrammation. Il est par conséquent inutile de tergiverser sur les variétés botaniques du San Pedro en fonction du seul degré de défonce que celui-ci procure. La logique suivie par le chercheur sauvage est ici erronée ; elle trahit l'intérêt réel porté à ces plantes sacrées, un intérêt intoxicant plutôt que thérapeutique... [LIRE LA SUITE]
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